Face au scepticisme, 1967-1993, Les mutations du paysage intellectuel ou l'invention de l'intellectuel démocratique
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Collection
Textes à l'appui / L'aventure intellectuelle du XXe siècle
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Face au scepticisme

1967-1993, Les mutations du paysage intellectuel ou l'invention de l'intellectuel démocratique

La Découverte

Textes à l'appui / L'aventure intellectuelle du XXe siècle

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Après la dénonciation sans appel du totalitarisme soviétique et la preuve par
le goulag en 1976, puis l'écroulement du mur de Berlin en 1989, beaucoup
d'intellectuels se sont trouvés désorientés. Rendre compte à chaud d'une
histoire dont les effets ne sont pas totalement déployés est la gageure que
tente ici Olivier Mongin.


Après la dénonciation sans appel du totalitarisme soviétique et la preuve par
le goulag en 1976, puis l'écroulement du mur de Berlin en 1989, beaucoup
d'intellectuels se sont trouvés désorientés, comme décrochés d'une histoire
dont le sens leur échappait. Le nouveau rôle social des médias a accentué ce
malaise, en excluant bien souvent les intellectuels des moyens d'expression de
leur propre savoir.
Rendre compte à chaud d'une histoire dont les effets ne sont pas totalement
déployés est la gageure que tente ici Olivier Mongin. Il ne propose ni une
histoire exhaustive des intellectuels ni une sociologie des clercs, mais un
état des mutations de la pensée contemporaine en France, sans négliger les
courants esthétiques et littéraires. Ce panorama, nourri d'une abondante
bibliographie, est aussi une présentation critique des pensées novatrices qui
se font jour face au scepticisme ambiant, et des écoles, des lieux où celle-ci
s'élaborent et se diffusent.
Cet essai est sous-tendu par une thèse : le _désenchantement démocratique_ qui
prévaut aujourd'hui reflète l'épuisement de la polarisation entre le singulier
et l'universel, qui structurait la communauté intellectuelle française depuis
la Déclaration des droits de l'homme. Sans " vision du monde ", l'intellectuel
ne peut plus remplir une de ses fonctions, donner du sens à l'histoire. Est-il
pour autant condamné à disparaître ? Olivier Mongin refuse cette éventualité :
pour lui, la démocratie n'avance et ne se renouvelle qu'avec des idées, donc
des débats et des confrontations. Et il faut pour cela des " passeurs " et des
éveilleurs " : telle est la mission de la nouvelle figure que l'auteur appelle
de ses voeux, celle de l'" intellectuel démocratique ".
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