Rester bourgeois, Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Collection
SH / Enquêtes de terrain
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Rester bourgeois

Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction

La Découverte

SH / Enquêtes de terrain

Offres

  • Aide EAN13 : 9782707186140
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    13.99
Transformation d'anciens logements ouvriers et de quartiers à l'image
dévalorisée en lieux désirables, engagement dans la vie sociale locale : les
gentrifieurs (classes moyennes déclassées, nommés indistinctement " bobos ")
travaillent au reclassement des lieux mais aussi à la consolidation de leur
propre trajectoire sociale – à " rester bourgeois ". À partir d'enquêtes
menées à Montreuil et à la Croix-Rousse, Anaïs Collet montre les ressorts
sociaux à l'œuvre derrière ces mutations urbaines.
Les anciens faubourgs populaires sont à la mode. Population, boutiques, prix
des logements, réputation : tout change dans ces quartiers autrefois ouvriers
des grandes villes françaises. La pression immobilière y joue un rôle central
et les politiques urbaines, bien souvent, l'accompagnent ; mais ce sont des
habitants qui, au jour le jour et à leur échelle, transforment ces lieux. Ce
livre leur est consacré et entend montrer, à partir d'enquêtes menées à
Montreuil-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis et à la Croix-Rousse, à Lyon, les
ressorts sociaux qui se cachent derrière les mutations urbaines.
Disputer des usines désaffectées à des marchands de biens ou des entrepreneurs
chinois, transformer un pavillon de banlieue en " vieille maison pleine de
charme ", se constituer un groupe d'amis-voisins ou travailler à rendre les
écoles fréquentables, implique un fort investissement humain et financier ;
mais cela procure aussi des bénéfices symboliques et économiques appréciables
lorsque le statut social n'est plus garanti. En transformant d'anciens espaces
ouvriers à l'image dévalorisée en lieux désirables, les gentrifieurs – ceux
que la presse nomme les " bobos " – travaillent à reclasser ces lieux mais
aussi à consolider leur propre trajectoire sociale, bref, à " rester bourgeois
".
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