Le mouvement social numéro 253 Varia
EAN13
9782707188038
ISBN
978-2-7071-8803-8
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Collection
MOUVE SOCIAL (LMS 000253)
Nombre de pages
156
Dimensions
23 x 15 x 1 cm
Poids
243 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Le mouvement social numéro 253 Varia

De

La Découverte

Mouve Social

Indisponible
Ce numéro met en exergue un sujet encore balbutiant de l'historiographie, celui du rapport entre maladie psychiatrique et crises politiques : comment les personnes psychiquement fragiles traversent-elles des crises politiques majeures et/ou, inversement, comment ces moments paroxystiques sont-ils générateurs, ou catalyseurs, de basculement dans la maladie ?
Ce numéro met en exergue un sujet encore balbutiant de l'historiographie, celui du rapport entre maladie psychiatrique et crises politiques : comment les personnes psychiquement fragiles traversent-elles des crises politiques majeures et/ou, inversement, comment ces moments paroxystiques sont-ils générateurs, ou catalyseurs, de basculement dans la maladie ? Dans un cadre historiographique présenté par Isabelle von Bueltzingsloewen, Marie Derrien étudie la ligne de conduite de que l'armée française a adoptée " face aux fous " du début du XXe siècle à la Grande Guerre, et Fanny Le Bonhomme scrute les réactions de la population berlinoise lors de l'érection du Mur dans les années 1960. Persuadée que la question des effectifs était cruciale, l'armée française s'est efforcée d'incorporer un maximum de combattants, rendant les conseils de révision moins sélectifs, récupérant des individus exemptés ou réformés, et renvoyant au front des soldats après une blessure ou une maladie. Mais que faire ensuite, sur le terrain, des hommes atteints de troubles mentaux ? À Berlin, le Mur se fait dès les années 1960 source de désarroi et de peur, au point de donner naissance à l'expression de " maladie du Mur " ; s'appuyant sur l'analyse de dossiers psychiatriques et psychothérapeutiques de l'époque, l'article montre comment le Mur est " entré dans les têtes ", faisant basculer des individus dans la sphère de la dépression, de l'angoisse ou de la folie. Un second binôme d'articles est consacré à l'histoire transnationale du travail social et de la formation. Retraçant le voyage d'études aux États-Unis de Jean Ughetto, alors jeune éducateur, en 1950-1951 dans le cadre d'un programme d'échanges, Samuel Boussion retrace l'élaboration d'une pensée et d'une pratique éducatives et sociales singulières, qui ont contribué en retour à irriguer le travail social en France. Françoise Laot revient quant à elle sur l'histoire de la formation des adultes via la manière dont les organisations syndicales internationales se sont emparées du thème la formation des travailleuses et ont participé, par leurs revendications, à l'élaboration d'un discours transnational. Enfin, Philippe Bourdin, dans un texte qui questionne la place de la culture nationale dans l'Europe impériale du début du XIXe siècle, analyse comment Bonaparte, consul puis empereur, a fait du théâtre national un des éléments de la domination française dans les territoires étrangers conquis, annexés ou associés.
S'identifier pour envoyer des commentaires.

Autres contributions de...

Plus d'informations sur Revue Travail Genre et Société