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Annesophie B.

https://annesophiebooks.wordpress.com/

Blogueuse littéraire passionnée.

City of windows
20,00
28 mai 2020

Excellent.

Envie d’un vrai bon thriller ?
Alors le petit nouveau de Robert Pobi, City of Windows est très certainement celui qu’il vous faut.
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Deux mots sur l’auteur, déjà.
Nous avions été très nombreux à avoir aimé L’Invisible, son premier roman paru en 2012 (qui était très prometteur), et au moins autant à avoir dévoré Les Innocents, son second roman, paru en 2015.
En 2020, l’auteur revient donc avec ce troisième titre, qui est d’autant plus plaisant que l’on ressent que Mr Pobi a maintenant ses « marques ».
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Il nous offre ici un thriller au sens strict du terme, avec serial killer, FBI, policiers, et enquête de terrain.
L’intrigue est bien présentée, et on se laisse facilement emporter par cette enquête.
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Les chapitres sont courts, donnant alternativement le point de vue des uns ou des autres.
Et le fait que toute l’enquête soit menée sur 3 ou 4 jours seulement lui donne un rythme soutenu qui ne se relâche à aucun moment.
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Des multiples qualités de ce roman, ma préférence va sans conteste aux personnages clefs.
Lucas Page, professeur d’astrophysique, ancien du FBI, aux capacités de calcul incroyables, à l’humour grinçant et aux prothèses robotiques, a tout ce qu’il faut à un protagoniste principal pour durer dans le temps (et ça tombe bien puisque l’on sait que l’auteur compte faire une série d’enquêtes avec lui pour ses futurs romans !).
Whitaker, agent du FBI, drôle, droite, efficace et loyale, que j’espère retrouver également dans le prochain titre.
Et Kehoe, Erin, Dingo, et les autres, que je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même.
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Clairement un thriller pur jus, qui se lit comme on regarde un bon film : en se laissant porter.
Et ça fonctionne très bien.
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Ni gore, ni fleur bleue, avec de l’action et de la réflexion (toutes deux savamment dosées), c’est le polar à lire pour le plaisir du genre.
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Les 500 pages défilent en un roman de temps, et on le referme en espérant très fort que le prochain arrive rapidement.
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Avec une intrigue prenante, des personnages bien campés, et un rythme entraînant, City of Windows est l’exemple parfait du thriller pur et dur à ne pas louper.
Je vous le conseille donc vivement si vous êtes fan du genre !

Et les vivants autour
7 mai 2020

Du très bon thriller psychologique.

Une très agréable surprise que ce nouveau roman de Barbara Abel.
Avec talent elle nous montre une fois de plus toutes les petites fêlures camouflées derrière les apparences bien lisses de personnes « biens comme il faut ».

Quatre ans. Quatre longues années que Jeanne est dans le coma suite à un accident.
Que sa sœur, ses parents et son mari attendent que la jeune femme se réveille.

Mais aujourd’hui le médecin qui s’occupe de Jeanne veut les voir pour discuter.
Ils s’attendant à entendre de mauvaises nouvelles... la vérité sera encore pire que ce qu’ils imaginaient.

Le genre de vérité qui pousse les façades à s’effriter, aussi sûrement qu’un bâton de dynamite caché dans des fondations.
Le vernis craque, s’écaille, lentement mais sûrement.

Il faut reconnaître qu’il y en a des couches et des couches, et derrière chacune d’entre elles, secrets, mensonges, douleurs et rancoeurs se camouflent.
Et le lecteur assiste, sagement, à la déliquescence, lente mais irrémédiable, de cette jolie famille sous les assauts de tous ses affreux mensonges.

Nul n’est parfait, on le sait, mais avec Barbara Abel, même un saint peut devenir un démon.
Et c’est justement ce qui nous plait tant dans ses romans.

J’aime beaucoup l’auteure, certes. Pour autant tous ses titres n’ont pas forcément été des coups de cœur.
Mais avec « Et Les Vivants Autour » elle a su créer ce si savant mélange qui me fait m’accrocher à un roman jusqu’à sa dernière page.
Tout n’y est pas parfait, et c’est précisément ce qui le rend si bon !
Si l’auteure avait tenté de faire de grandes phrases, ou même de maintenir tous les différents suspenses jusqu’au bout, l’intrigue aurait été moins aboutie.

Là elle nous offre quelques facilités, de-ci de-là, nous donnant l’impression de comprendre tous les ressorts psychologiques des différents protagonistes.
Et pourtant, au final, loin s’en faut, croyez-moi !

Ce titre-ci est sûrement l’un de ses meilleurs thrillers psychologiques à ce jour.
Peut-être parce qu’il traite de sujets on ne peut plus communs comme de sujets on ne peut plus graves.
Peut-être juste parce qu’elle a le talent de nous amener là où l’on ne l’attendait pas.

Que vous dire de plus, à part lisez le vite !!

LA CAVE AUX POUPEES

Taurnada

Taurnada éditions

9,99
30 avril 2020

Un très bon roman noir.

Taurnada propose des lectures différentes et de qualité. Et La Cave Aux Poupées en est un excellent exemple.

Thriller et roman noir, c’est certain, mais au delà de ces étiquettes, l’auteure, Magali Collet, va beaucoup plus loin que beaucoup d’autres romans dans son intrigue.

Manon habite avec son père. Le Père, comme elle l’appelle.
Elle vit à travers les téléfilms qu’elle voit passer à la télé, s’imaginant que la vraie vie est celle qu’elle aperçoit à travers cette petite lucarne.
Et c’est bien normal, car comment la vraie vie pourrait-elle être celle qu’elle subit depuis sa naissance ?
À supporter les horreurs du Père ?
À passer ses journées à nettoyer, faire à manger, panser ses plaies ?
Nourrir et laver les autres jeunes femmes enfermées dans la cave ?
Et pourtant, c’est bel et bien sa vie.

Et les règles en sont simples : elle n’est rien, et les autres filles sont encore moins qu’elle-même.
Jusqu’au jour où...

Cette histoire est-elle difficile à lire ? Oui, clairement elle l’est.
Non pas sur la forme (qui est très bonne), mais sur le fond. Parce que, nous le savons tous, ces monstres existent réellement dans la vraie vie.

Toutefois, il n’est nullement question ici de voyeurisme.
Bien sûr, cette vie est un enfer, mais à aucun moment l’auteure ne se complaît dans des descriptions malsaines. Les choses sont dites sans ambiguïté, mais sans détails inutiles.

Les sentiments du lecteur sont mis à rudes épreuves, non pas à cause des mots utilisés mais à cause de ses propres sentiments envers les protagonistes.

Le Père est le bourreau.
Camille, la victime.
Mais Manon ? À la fois victime et bourreau, je suis passée par beaucoup de sentiments contradictoires pour elle.
Le chagrin et la colère étant ceux qui revenaient le plus souvent.

Je me suis régulièrement demandé comment elle pouvait « aider » Le Père avec les prisonnières, alors qu’elle était là mieux placée pour connaître leurs souffrances.
Par habitude ? Par peur ? Obéissance aveugle ? Instinct de survie ?
Sûrement un peu de tout ça.

Mais il y a plus, tellement plus, à découvrir sur elle.

C’est une lecture que je recommande sans hésiter.
Et une auteure que je vais suivre de près !

L'affaire Clara Miller
19,90
29 mars 2020

Tout simplement excellent.

Le propre d’un auteur est de nous raconter des histoires.
Beaucoup le font bien, mais certains font mieux encore.

Et Olivier Bal fait partie de ceux-là.

Avec L’Affaire Clara Miller, il ne se contente pas de nous offrir un très bon polar, il nous le fait vivre et ressentir.

Grâce à des personnages forts, marquants, tous très bien travaillés. On les aime, on les déteste, pour certains c’est même les deux à la fois, mais ce qui est sûr c’est qu’ils nous resteront longtemps en mémoire.

L’intrigue, elle, est tout simplement captivante.

Le mystère du Lac Aux Suicidées est loin d’être le seul de ce polar, et si le roman est riche de questions, l’auteur, lui, ne se disperse en rien et il ne perd son lecteur à aucun moment.
Les implications des uns et des autres sont très bien développées, et les différents aspects des personnalités sont particulièrement intéressants.
L’alternance des chapitres, entre les différents personnages et entre les deux périodes (1995 et 2006), crée une dynamique parfaite.

Mais, ce qu’il y a de plus fort dans ce roman, au-delà de l’intrigue prenante et de la richesse des personnages, c’est le talent avec lequel l’auteur nous imprègne de l’histoire.

Il ne fait pas que nous décrire un décor ou une époque, il leur fait prendre vie.

Un peu à la façon de R.J. Ellory, il parvient nous immerger non seulement dans une enquête, mais également dans une époque, un pays, bref, à nous transporter dans l’histoire et à nous y maintenir jusqu’à la dernière page.
Dernière page que l’on tourne d’ailleurs à regret, tant on se sent bien au milieu de cette lecture.

Pourquoi Clara a t-elle terminé dans ce Lac ?
Qui est réellement Caan ?
Que cache le manoir de Lost Lake ?
Et que s’est-il réellement passé ce fameux 19 novembre 1995 ?

Si vous voulez avoir les réponses et si vous souhaitez une excellente intrigue, avec rythme soutenu, des personnages passionnants, et une véritable atmosphère, pas de doute, il vous faut découvrir L’Affaire Clara Miller.

Un vrai et bon polar, qui vous embarquera et vous permettra de vous évader, jusqu’à sa dernière phrase.

S’il est dans votre PAL, sortez le vite.
Et s’il n’y est pas encore, dépêchez-vous de vous le procurer !

Les cicatrices
20,00
22 mars 2020

Thriller pur jus.

À mon avis la définition du mot thriller dans un dictionnaire devrait automatiquement renvoyer au dernier roman de Claire Favan.
Parce que, clairement, Les Cicatrices est un pur thriller.
Et un sacrément bon qui plus est...

Avez-vous déjà joué au rubik’s cube ? Vous savez, ce cube multicolore à plateaux tournants, où le principe est de remettre chaque case à la bonne place de façon à ce que chaque face sa seule couleur.
Pour moi il n’y a pas de doute, ce jeu a été inventé pour nous rendre dingues...

Le rapport avec le nouveau titre de Claire Favan ? Eh bien c’est simple, c’est l’image qui m’est naturellement venue à l’esprit au fur et à mesure que j’avançais dans les chapitres : j’avais un superbe rubik’s cube entre les mains.

Sauf que l’auteure nous l’offre bien entendu savamment mélangé par ses soins. Et sans avancer dans cette lecture, impossible de parvenir à remettre les faces en ordre...

Au tout début de ce roman, vous aurez l’impression de suivre quatre histoires totalement différentes.
Oh, seulement pendant quelques pages, rassurez-vous !
L’auteure s’arrange pour que l’on comprenne très vite qu’il n’en est rien.

Vous aurez ensuite la certitude d’avoir finalement affaire à trois intrigues... avant de retomber sur un os qui remélange toutes les couleurs et fait s’envoler la première face que vous pensiez être parvenu à assembler.

Quatre histoires ? Trois ? Deux ? Une seule histoire, à facettes multiples ?
Tout est lié, c’est évident, mais comment ?

Claire Favan s’amuse à faire tourner les plateaux et à déconstruire nos idées premières pour rendre le puzzle encore plus addictif.
Et ça marche !

Chaque fois qu’elle nous accorde enfin un côté parfaitement uni, on cherche encore à comprendre, à analyser les tours de roues, des fois que ça nous servirait pour la suite...
Mais il n’en est rien non plus, et force est de constater que nous sommes prisonnier de son bon vouloir pour parvenir à résoudre l’ensemble du casse-tête.
Et on adore ça !

Parvenu à la fin du livre, on un peu sonné, quelque peu épouvanté, et totalement bluffé.

Bref, une vraie réussite dans le genre.
Allez-y sans crainte, l’auteure sait ce qu’elle fait, et elle le fait divinement bien.